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Louis Labertrande – Interview + Mixtape 2016

admin 14 novembre 2016 Honey Bees, Interviews, Videos Commentaires fermés sur Louis Labertrande – Interview + Mixtape 2016

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Elle a de la gueule cette nouvelle génération de riders français et Louis Labertrande pourrait bien en être l’un des piliers ! A seulement 22 ans, ça fait quelques saisons que l’on entend parler de lui et qu’on le voit évoluer. Un style désormais bien affirmé et un talent très haut dessus de la moyenne sur sa board, Louis est sur les bons rails. En attendant de dévoiler sa part dans la Workers, il a compilé ses images de park de la saison dernière pour sortir cette mixtape faite maison. C’était l’occasion de lui accorder une petite interview, car même si Louis n’est pas un grand bavard, il a pourtant des choses à dire.

Interview : Julien Mounier

D’où viens-tu ? Quand et comment as-tu commencé le snowboard ?

Je suis né dans les Hautes-Alpes à Gap et j’ai grandi à Embrun à côté du Lac de Serre-Ponçon. On m’a très vite mis sur des skis, j’ai alors intégré le ski Club des Orres où j’ai fait de la compétition jusqu’à mes 11 ans. C’est à cet âge là que je me suis rendu compte que l’esprit strict et compétitif du ski alpin n’était finalement pas fait pour moi. J’ai alors décidé de commencer le snowboard au Club des Sports de Risoul. C’est Stéphane Azzola qui s’occupait du Club à cette époque et m’a transmis sa grande passion pour le snowboard.

Quel est ton point de vue sur le snowboard à Vars et sur la scène des Alpes du sud en général ?

Les Alpes du Sud ont un très bon potentiel pour le snowboard, que ce soit pour faire du park, du backcountry, du freeride ou du street. Il y a de très bons riders de toutes disciplines qui viennent des Hautes-Alpes. Pour la scène de Vars, c’est compliqué c’est dernières années au niveau de la Mairie et de l’équipe des shapers. C’est bien triste que la fréquentation, la qualité et la notoriété du Vars Park en soit arrivée là. Je pense sincèrement qu’il y a moyen de faire du Vars Park l’un des meilleurs parks d’Europe si une grosse réorganisation est faite.

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Upside down pendant la session BangingBees x The Roster ©Vianney Tisseau

Quel est ton parcours scolaire et étudiant ? As-tu toujours adapté tes études au snow ?

Oui, j’ai adapté mon parcours scolaire pour pouvoir continuer de rider un maximum. Au niveau du collège et du lycée, je suis resté dans une formation générale et je ridais les mercredis après-midi, les week-ends et les vacances. Pour le supérieur, j’ai fait un Bachelor EGC au CESNI. C’est un Bac+3 en Marketing, Commerce et Gestion où on avait 4 mois de libre pendant l’hiver. Puis cette année je reprends un Master MSC à l’INSEEC CESNI, c’est un programme en e-learning. Je pourrais m’organiser au mieux pour aller rider.

Tu peux nous expliquer l’histoire de Sneaky Snails ? Quels sont les futurs projets ?

Sneaky Snails c’est notre nouveau crew qu’on a créé après le YoungPop. On a une bonne équipe d’escargots sournois et ça fait plaisir ! Pour le futur on va continuer de filmer avec Workers tout en produisant du contenu pendant la saison, affaire à suivre.

Comment t’es-tu retrouvé embarqué dans le projet Workers ? Comment s’est passé le tournage de la vidéo ? Etait-ce différent de quand tu shootais pour la vidéo Sneaky Snails ?

A la base il devait y avoir deux projets vidéo cette saison : Workers et un film Sneaky Snails. Mais on a décidé de mixer nos images pour sortir un PUTAIN DE BON FILM ! Dans l’esprit, c’était pareil que quand on shootait avec Sneaky Snails, mais maintenant il y a encore plus de copains, donc c’est cool. Ha si, il y a quand même un petit truc relou, c’est le Padrito Brotto qui nous emmerde le matin pour aller rider tôt !

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Fast plant à Chamrousse pendant le Top To Bottom 3 ©Louis Thomas

Penses-tu que ton changement de sponsors de Picture/Rossignol à L1/Nitro a changé ton image médiatique ?

Je ne pense pas que ce soit uniquement ça, c’est surtout le fait d’avoir arrêté la compétition et de m’être consacré à la vidéo. Après c’est sûr que je suis content de rider pour Nitro et L1, l’image de marque me correspond mieux.

Quand je t’avais interviewé pour Snowsurf il y a quelques années, tu avais plus l’air branché contests. Comment as-tu évolué vers la vidéo ? Que penses-tu des contests et as-tu encore envie d’en faire ?

C’est vrai, mais au fur et à mesure, j’ai retrouvé l’aspect strict et trop réglementaire de la compétition du ski alpin dans le snowboard et ça ne me convenait plus. J’ai besoin d’évoluer et de progresser dans un environnement où il y a une bonne ambiance et un bon esprit. Pas dans un cadre gangréné par une Fédération Française de Ski gérée par des vielles moules accrochées à leurs rochers. Je me sens plus libre et je peux être plus créatif en faisant de la vidéo plutôt qu’en suivant le circuit des compétitions. Je ne suis pas contre faire de petits contests à la cool de temps en temps, mais jamais je ne retournerais dans le circuit FIS ou TTR. De toute façon je n’ai pas l’entrainement ni le niveau pour rivaliser avec les têtes d’affiches actuelles.

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Le best tricks de la session BangingBees x The Roster : half cab fast plant boardslide ! ©David Tchag

Quelles ambitions as-tu avec le snowboard ? Tu te vois évoluer et shooter avec des plus grosses productions vidéos ? Tu espères vivre un jour du snowboard ?

Je reste assez réaliste sur mon avenir dans le snowboard, c’est pour ça que j’assure aussi mes études à côté. Je ne pense pas vivre complétement du snowboard un jour. Dans ce milieu, il faut vraiment faire partie de l’élite pour en vivre pleinement. Pour l’instant j’aime bien l’idée de continuer de shooter avec Workers. C’est un projet entre potes qui me tient à cœur et j’aimerais qu’il évolue dans le bon sens. Mais pourquoi pas évoluer et shooter avec des plus grosses productions vidéos si le niveau et les sponsors suivent.

Tes meilleures sessions de l’hiver et tes spots préférés ?

Il y a eu un paquet de bonnes sessions cet hiver que ce soit en street, park ou pow ! En street je dirais que c’était un jour où on a ridé sur Briançon avec tout les Workers et que chacun est rentré à la maison avec un trick en boite. En park je pense à la BangingBees Session Top To Bottom, journée de dingue avec tout le snowboard Français sous un ciel bleu et un park aux petits oignons. Et en pow, c’était à Vars avec Bastien Sturma, Marveen Valdent et Clément Caspart où on s’était gavé pendant toute une journée !

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Gap to front lip à notre Top To Bottom 3 de Chamrousse ©Vianney Tisseau

Combien d’heures de PNL et SCH as-tu écouté l’an dernier ?

Si tu comptes environ 4 heures par jours sur 5 mois, à peu près 600 heures. Mais ce n’est rien par rapport à Bastien, Marveen ou Clément qui ont bien dû doubler ce chiffre !

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