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Yung Doli & Lionel Simon – Buzzin – Full Movie + Interview

admin 23 septembre 2019 Commentaires fermés

Buzzin

Ca fait un petit moment que Lucas Baume aka Yung Doli et notre très cher Lionel Simon (à qui l’on doit beaucoup d’edits sur BangingBees) collaborent ensemble. Après notamment un chouette premier projet Surf Sexy l’an dernier, ils ont filmé toute la saison pour sortir un vrai full movie d’une trentaine de minutes, qu’ils viennent de balancer gratuitement sur le web. Ca s’appelle Buzzin et on en profité pour leur poser quelques questions sur ce projet.

Lucas Lionel

Comment avez-vous commencé à collaborer ensemble et d’où est venue l’idée de faire Buzzin ? Qu’est-ce qui vous influence en ce moment ?

LB – On a déjà fait plusieurs projets vidéo avec Lionel sur les dernières années et je voulais faire mon propre projet avec mes meilleurs homies. Vu que lionel filme exactement comme j’aime, c’était parfait pour faire un projet un peu plus sérieux. Mes influences sortent toutes du monde du skate en ce moment. Il y a des vidéos de ouf qui sortent chaque semaines et c’est ça qui me donne le juice !

LS – C’est venu naturellement, comme une suite logique aux édits précédents que l’on avait pu réaliser grâce au soutient de Doodah. On partage relativement la même vision des vidéos avec Lucas. On s’inspire essentiellement du skate et on est vraiment partis avec l’idée de faire une Supreme « Blessed » version snowboard. Même si le film est loin d’être calqué dessus, c’était en tout cas la ligne directrice. Laax et Vans se sont ajoutés en tant que sponsors du film, ce qui nous a permis d’avoir le budget nécessaire pour le réaliser.

On voit tous les aspects du snowboard dans Buzzin. Quelle est votre partie préféré à rider ou filmer entre le park, le street et le backcountry ?

LB – Je pense que c’est le park, parce que c’est le plus mellow, hahah !  Mais  j’adore voir les shots de pow et de street. C’est plus spécial qu’un classique shot en park filmé first try.

LS – Je préfère largement filmer du street. C’est visuellement le plus intéressant. On peut jouer avec l’architecture pour trouver des plans innovants, que ce soit pour les tricks ou les lifestyles. Et on est tranquille, loin des touristes. On prend le temps. Il y a la joie partagée des tricks plaqués, que l’on ressent moins en park. Filmer du backcountry a été une vraie nouveauté. Tout comme s’équiper d’un Arva et de raquettes pour accéder aux spots. La tranquillité d’un spot reculé était aussi agréable que le street. Ca m’a également permis de filmer avec Blume. Grâce à lui, la vidéo possède une vraie part de pow. Il y a des points positifs à filmer du park. Les tricks s’enchaînent et les cartes mémoires se remplissent plus vite de bons shots. Mais déchausser sans arrêt ne me convient pas. J’aime être à pied sans avoir à faire attention à ce qui se passe autour.

Lucas est-ce que c’est important pour toi de faire un full movie alors que tu es plus habitué à filmer des shorts clips ou des vidéos Instagram ? Est-ce que tu veux te détacher de cette image ou tu comptes faire les deux à fond ?

LB – Oui j’ai toujours voulu me concentrer sur un plus grand projet que juste filmer des clips pour Instagram. J’ai envie de me détacher un peu de cette image, même si c’est ça qui m’a fait connaitre dans le bizz. Donc je vais bien sûr continuer à faire les deux !

Lucas à propos d’Instagram, est-ce que tu prêtes attention aux commentaires de haters et est-ce que ça t’arrive de répondre ?

LB – Yes mais ça va, il y en a de moins en moins et plus de love. Je n’ai jamais répondu aux commentaires, car je trouve que ça ne vaut pas la peine. Is sont souvent juste jaloux ces nazes  !

Lucas parles nous de ta marque Drink Sexy ? C’est toi qui dessine les collections ? C’est quelque chose dans laquelle tu penses te reconvertir après ta carrière dans le snow ?

LB – Oui je suis le Fashion Designer, hahah ! J’adore faire des habits, c’est trop mon délire. Et voir le succès que ça a déjà, voir les homies, les skateurs et les fans porter du Drink Sexy c’est touchant. C’est sûr que j’ai envie de le faire plus sérieusement un jour, mais c’est déjà cool comme ça !

Lucas tu as une façon de rider assez unique et beaucoup de tricks de flat et de jibs super innovants. Comment trouves-tu les idées pour ce genre de nouveaux tricks et quelles sont tes influences ?

LB – Merci ! Je m’inspire à fond du skate, d’Instagram et des discussions avec mes potes. Souvent on trouve des nouveaux tricks quand on ride bourré, haha !

Lionel c’était pas trop frustrant de faire une saison à filmer à plein temps sur ce projet sans avoir trop de temps pour rider pour toi ?

LS –  La vidéo a été réalisée sur 4 x 2 semaines de trips, ce qui ne fait que 2 mois sur 5 d’hiver. Etant sur Vars, j’ai pu rider autant que je le voulais chez moi et j’ai profité du mètre de pow à Laax, de son park et Bear Mountain sur les jours off. Donc non, pas frustré, un job facile quoi.

Lionel comment comparerais-tu le tournage de Buzzin par rapport à ton premier full movie, la Workers 1 ?



LS – Ce qui m’a manqué cette saison c’est le nombre de riders à filmer. Avec Workers, il y avait cette énergie de groupe que je n’ai pas retrouvé avec Buzzin. Mais il y a 3 ou 4 ans, je voulais rider à fond et j’ai assez mal vécu cette transition de snowboarder à filmeur. Aujourd’hui je suis plus à l’aise avec ce statut. Il y a maintenant un coté plus pro quand il s’agit de prendre la caméra. Devoir diriger une session, gérer la pression qu’implique les sponsors qui s’attendent à un résultat à la hauteur de leur investissement. Et retourner pour la troisième fois en Californie, passer du temps à Laax avec des bons riders, ça n’a pas de prix et ça fait la différence.

Quelles étaient les plus belles fiesta de votre saison ?

LB – Surement aux Riders Lotel à Laax. Mais en général dès qu’on pop des bottles, c’est le délire total, haha !

Quels sont vos projets cette saison ? Une suite à Buzzin ?

LB – C’est l’idée. J’espère que les gens apprécieront cette vidéo, qui est différente que tout ce qui ce fait dans le monde du snowboard ! Et que les marques seront chaudes de nous soutenir pour faire quelque chose de mieux encore .

LS – On commence doucement à parler de ce qu’on voudrait faire cette saison. Plannifier un peu les trips, voir le budget dont on a besoin. Mais oui, il devrait y avoir une suite à Buzzin. Tant qu’on ne part pas dans les régions où il fait -20 degrés, je signe !

Elio

Elio Fumagalli devant l’objectif de Lou Staub, un autre caméraman du projet. ©Daniel Loosli

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