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OJO FOREVER by Lucas Abadie – video + interview

admin 26 décembre 2018 Commentaires fermés

Ojo Forever

Lucas Abadie de Matière Blanche a rendu un bel hommage animé au regretté Dillon Ojo et on lui a posé quelques questions dessus.

Quand as-tu commencé les vidéos de snowboard en animation et comment t’es venue l’idée ?

J’ai commencé il y a un peu moins de 2 ans, en faisant quelques gribouillis. J’ai toujours été fasciné par les dessins animés en général. Petit, j’étais fan de dessins animés et j’adoré La Linéa, ce bonhomme formé que d’un trait, tellement simpliste mais super bien travaillé. Je trouvais ça tellement fou tout ce qu’ils arrivaient à faire avec un trait. C’était révolutionnaire à mes yeux.

 Puis, bien plus tard, je suis tombé sur le travail de Joe Pease et là ça m’a vraiment donné envie d’explorer cet univers. Essayer de faire passer une émotion juste avec un trait.



Qu’est-ce que tu avais déjà fait comme vidéo dans le même style ?



En 2017, j’ai fait une petite vidéo Instagram en hommage à David Bowie, pour les 1 an de sa disparition. J’avais animé un snowboardeur faisant un handplant sur l’éclair de Bowie, le tout sur la chanson Heroes. Puis  j’ai fait Outlines, un court métrage retraçant ma saison tout en animation. Je voulais faire quelque chose de différent et qui me ressemblait vraiment.



 
Quelle est ta technique ?

Pour tout ce qui est animation en traits, j’utilise une tablette graphique avec laquelle je viens dessiner image par image sur un rush que j’ai sélectionné. Pour un rush qui va faire moins de 10 secondes, je vais faire entre 5000 et 9000 traits. Cela va dépendre du détail que je veux apporter.

 Pour tout ce qui est peinture, je le fais à l’ancienne. Je pars d’un rush que j’exporte en séquences d’images. Images que j’assemble sur une feuille A4, puis je les imprime, je peins par dessus, ensuite je les scanne et les rassemble image par image pour recréer une séance vidéo.



Combien de temps ça t’a pris pour la vidéo sur Dillon Ojo ?

J’ai fait 49494 traits sur ma tablette graphique et 1510 peintures. Cela m’a pris à peu près 4 mois à partir du moment où j’ai pris mon pinceau. J’ai commencé deux jours après avoir appris sa disparition.

Pourquoi as-tu voulu lui rendre cet hommage ? Qu’est-ce qu’il représente pour toi ?

J’ai voulu lui rendre hommage parce que j’en ai ressentit le besoin. Sa disparition m’a fait comme un gros déclic. Ca n’allait pas super bien à ce moment là donc j’ai pris mes feuilles et mes pinceaux et j’ai commencé à m’exprimer sans savoir où j’allais, sans aucun but autre que de me vider la tête et l’esprit et me faire du bien. Quand je dessinais, je rentrais comme dans une forme de méditation où je ne pensais plus à rien et laissais mes mains s’exprimer.


 Pour moi, Dillon était la nonchalance et le style incarné, mais surtout, c’était le SMILE !


Est-ce que tu prévois d’autres vidéos dans le même genre ?

Oui, j’ai toujours dans la tête des idées et il faut juste que je trouve le temps pour les concrétiser. 
Mais peut-être qu’il va y avoir un petit court métrage, dans le domaine de la musique pour 2019.

Dillon Ojo

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