Bangingbees

Lionel Simon – Full Part + Interview

admin 18 novembre 2015 Commentaires fermés

LS

Vous avez sans doute déjà vu le nom de Lionel Simon sur ce site. Souvent en tant que réalisateur, puisqu’il a fait une grosse partie des vidéos BangingBees de l’an passé et parfois en tant que riders. Mais jusqu’à maintenant, Lionel était un bon rider de park, très à l’aise en jib. Un garçon à la pointe des dernières tendances, à force d’ingurgiter une dose régulière de snow porn, avec une attirance particulière pour les vidéos de street. A force d’en regarder, à la façon d’un fan de Jacquie et Michel qui se déciderait à passer un casting dans le porno amateur, Lionel a sauté le pas. Entre 2 trips BangingBees à Laax ou en Californie et des sessions sur le Sunsetpark de Chamrousse, il s’est attaqué à la rue, la vraie. Voici donc sa première part de vrai streeter et comme vous allez voir, il n’a pas à rougir face aux pro-riders français. Ce passage devant la caméra était la parfaite occasion pour le faire parler un peu, histoire d’en savoir plus sur sa vision du snowboard et de la vie.

Photos
Alexis De Tarade
www.instagram.com/adt3030/

Vanessa Andrieux
www.instagram.com/vanessandrieux/

Rémy Barreyat
www.instagram.com/remybarreyat64squad/

Vu que tu es un homme de l’ombre, tu dois te présenter un peu.

Je viens de Lyon j’ai 29 ans, j’ai commencé le snowboard tardivement vers mes 18 ans, car je n’allais pas trop à la montagne avant. Mais j’ai bien accroché, donc j’ai fait une formation de skiman et attaqué une saison aux Arcs, puis à l’Alpe d’Huez.

Peu de gens le savent, mais tu es aussi à l’origine de The Snowboard Journal, un blog qui a déversé pas mal de haine dans le snowboard français aux alentours de 2009/2010. Comment l’as-tu lancé ?

Je connaissais un peu François Ohl et on est allé rider ensemble un jour aux Grand Bornand. C’est là que l’on a décidé de faire un site avec un ton un peu trash. Il y avait le site du skateur MDV à l’époque « Session Everything » qui trashait bien et François voulait faire un peu l’équivalent version snowboard.

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Quelles étaient vos cibles ?

On avait des cibles faciles au début. On parlait des touristes avec notre rubrique « dimanche pinpins ». Ca nous a d’ailleurs valu une embrouille lors d’un Rock On après un article où on avait insulté les Parisiens en mettant en lien le forum Snow.fr. Un gars l’a pris pour lui et a collé un coup de boule à François. Il a ensuite essayé d’en mettre une à Julien Rochette qu’il avait confondu avec moi en plein contest Snowsurf alors que je n’étais pas là. Mais le gars est tombé sur Chris Cunningham et Thomas Maxheim qui sont venus défendre Rochette et il a dû regretter son geste… Je m’excuse d’ailleurs publiquement auprès de Julien Rochette. On a bien trashé Ero One aussi quand ils se sont mis en slim pour rigoler. Je n’avais pas kiffé qu’il le prenne à la dérision, ce qui est débile de ma part. Mais c’est marrant de voir que par la suite ils ont vraiment ridé en slim. On a progressivement arrêté de faire des articles trash pour juste poster des vidéos avec un petit texte classique. Puis on est parti faire une saison à Vars avec François et on ridait tous les jours, donc on était moins aigri. On avait moins envie de trasher. On a quand même fait notre petite rubrique pour Snowsurf pendant un moment, c’était une expérience assez fun.

Mais au final ça vous surtout servi à vous faire détester par beaucoup de monde ?

Oui en effet mais en même temps ça nous aussi servi à avoir des contacts dans le milieu du snow et quelques avantages en nature comme des forfaits.

Tu penses qu’il y a encore des gens qui vous détestent à cause de cette époque ?

Oui je crois bien.

Il paraît que The Snowboard Journal fait son come back. Comment ça se passe ?

Doucement, on est en train de voir ce que l’on veut vraiment faire. On va rester un blog. Ca sera toujours un peu décalé. Pierre Scafidi et Tristan Hamel vont m’aider. On ne fera pas du contenu quotidien, mais on va essayer de faire un peu décalé, moins trasher mais montrer un aspect différent du snowboard.

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Parlons un peu de vidéo. Tu as commencé comment à filmer ?

J’ai toujours eu une caméra et même si j’ai un peu honte maintenant, je me suis fait la main en faisant des vidéos de finger skate et de skate avec mes potes à Lyon. J’ai commencé à faire aussi des petits montages en snow histoire d’avoir des souvenirs. J’avais l’impression de profiter encore de la session en faisant le montage. Puis j’ai investi dans du matos et j’ai bossé un peu dans la vidéo en filmant notamment pour l’office du tourisme de Vars. C’était une expérience mais je n’ai pas vraiment aimé. Je pense que j’aime filmer que ce qui m’intéresse. L’an dernier j’ai déménagé à Grenoble et je me suis remis à filmer plus sérieusement en faisant quelques trips pour BangingBees, sans que ça ne soit vraiment prévu.

Et le bilan de cette saison ?

J’étais super fier de voir que mes vidéos étaient relayées sur des sites comme Snowboarder ou Transworld et avaient l’air de bien plaire. Avant j’étais bloqué à Vars et j’avais très envie de bouger. Et là, rien que de rider souvent le park de Chamrousse, puis aller à Avoriaz, à Laax, en Californie, c’était super riche et intéressant. La meilleure expérience c’était vraiment Boreal, ce petit park super bien shapé où tu te marres à chaque run, c’était génial.

Ca a aussi été la première saison où tu as vraiment fait du street ?

Oui mais j’ai toujours voulu en faire. Ca m’attirait dans les vidéos, mais je n’ai jamais trouvé le temps. Cette année on avait une bonne petite équipe avec Antho Brotto, Pierre Scafidi et quelques autres qui se sont greffés. On a bien squatté l’hôpital abandonné à Saint Hilaire au dessus de Grenoble. D’ailleurs toute ma part est shootée là et un peu à Annecy. Ca a été une super expérience, mais tu te rends compte que ce n’est pas aussi facile que dans les vidéos. Il y a toujours des trucs flippants dont on ne se rend pas compte. Mais au final même un trick tout petit que tu pourrais faire 1000 fois dans un park te procure vachement de satisfaction car c’est plus dur. J’ai envie de continuer à en faire cette saison.

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Comment ça se passe pour toi en tant que rider au niveau sponsor ?

Je veux juste rider le plus possible, continuer à filmer et avoir un peu de matos par des marques que j’aime. J’avais commencé à rider pour Dinosaurs Will Die quand Pierlo Thiebaut distribuait en France, puis j’ai fait une saison avec Nitro et là je ride à nouveau pour DWD via le distributeur européen, ainsi que pour Advita et 686.

Revenons à la vidéo. Tu nous as impressionné cette saison pour ta rapidité à faire les montages. Quel est ton secret ?

C’est souvent lié à la musique. Si je trouve un son qui colle bien ça va vite. J’ai souvent des envies de faire quelque chose de décalé et j’ai une vision, mais le rendu final est complètement différent.

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La photo de profil. ©Rémy Barreyat

Et au niveau professionnel tu te verrais bosser dans la vidéo ?

J’y pense souvent. J’ai déjà quelques projets à côté comme des clips de rap que je réalise. Je me dis qu’il y a peut-être des choses à faire. Le projet de mes rêves ça serait de monter une production française de vidéo de snowboard tout en pouvant continuer à rider. Mon problème c’est que je kiffe autant la vidéo que le snowboard. Quand je ride je n’ai pas envie de sortir ma caméra, puis quand je l’ai dans les mains j’adore filmer et je suis content de revenir à la maison avec des images qui me plaisent. Mais je ne conçois pas d’arrêter de rider pour filmer. J’aime avoir cette double casquette, notamment quand je regarde une vidéo. J’ai l’impression de mieux apprécier car je vois à la fois le filming et les tricks. J’arrive à m’identifier au rider et au caméraman.

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Lionel caméra en main filme 2 imbéciles qui font des virages ©Rémy Barreyat

Qu’est ce qui t’inspire en vidéo ?

Ma production de référence reste Videograss. J’adore le côté à la cool, on ride entre pote. Think Thank fait ça bien aussi et même quand leurs spots sont petits, ça rend bien à l’écran. Niveau réalisateur, j’aime bien Jon Stark et Colton Morgan. J’apprécie beaucoup quand c’est filmé à la VX. Mais j’aime tout regarder de la grosse à la petite production et mes influences sont un mix de tout ça je pense.

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Lionel the lonely cowboy aux 2 Alpes ©Rémy Barreyat

thesnowboardjournal.blogspot.fr/

Texte Julien Mounier

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